Briser le cycle

Certaines personnes naissent et on sait pertinemment qu’elles seront plus hypothéquées que d’autres. Ça va prendre plus de job pour briser le cycle. Mais de quel cycle je parle? Voici quelques exemples:

– Pauvreté
– Alcoolisme, drogue, dépendance aux M&M
– Violence physique et/ou verbale
– Instabilité émotionnelle
– Et cetera (je parle latin).

Pour ma part, je vous avoue n’avoir aucune idée comment j’ai fait pour virer comme je suis aujourd’hui; je dois une grande partie du fait que je m’en sois sortie à Grand Papa Puce, selon moi. Mais la liste s’applique en fait à moi, et je n’ai pas été allaitée. Aujourd’hui, je suis proximale avec ma fille, je ne la laisse pas pleurer, je l’ai allaitée pendant deux ans, je suis dans la classe moyenne (j’devrais-tu vraiment être contente, j’le sais ben pas).

Tout ça pour dire que ceux qui chialent et ne font rien pour s’en sortir, ben j’ai pas grand pitié pour eux, parce que je sais que quand on veut on le peut. Ça prend une tête sur les épaules pis de la volonté.

Y’a des moments charnière dans la vie: t’sais, LE moment où tu te dis “bon, me semble que c’est un bon moment pour changer pas mal d’affaires dans ma vie”. J’en ai eu deux, donc deux énormes tris qui m’ont permis de remettre un peu d’ordre dans mes priorités, dans les “endroits” où je ne souhaitais plus investir d’énergie inutilement.

Ça, tout le monde peut le faire, et selon moi, il FAUT le faire. Il faut arrêter de se laisser porter par la vie et attendre qu’elle nous envoie des signes. Si on fait juste ça, attendre, ben un jour il va être trop tard, on a des regrets, et c’est pu le temps de rien changer.

Quand on a un enfant, je ne crois pas que l’enfant a à subir notre instabilité et notre bagage, même si on ne décide pas toujours quand ça nous tombe dessus. Il n’a pas la capacité de faire ce choix, mais nous, oui. Mon point est que si on a de gros générateurs de négatif dans notre vie, quand on a un enfant, c’est le temps de faire un beau ménage. Si on reste pognés dans ce genre de cycle, on finit vite par s’enliser dedans et entraîner l’enfant avec nous, lui imposant le stress qui va avec, et je trouve pas ça correct. On parle quand même d’une petite vie qui apprend à s’épanouir: l’image de la fleur qui pousse au milieu de l’asphalte me revient souvent en tête.

http://thumbs.dreamstime.com/x/horticulture-de-la-fissure-en-asphalte-6515384.jpg

Bref, Maman Puce remercie la vie d’avoir mis Mini Puce sur son chemin. Je sais pas comment j’ai fait pour être la maman que je suis compte tenu de mes précédents, mais je profite de la mini tribune que m’offrent les Internets pour remercier les deux hommes de ma vie de m’y avoir aidée: Papa Puce et Grand Papa Puce.

Merci la vie. Merci de me donner l’occasion de crier haut et fort qu’il n’y a pas d’excuses valables pour ne pas se sortir de la marde que la vie nous impose lorsqu’on naît. C’est à nous et à nous seuls d’ouvrir certaines portes, et d’en fermer d’autres. Personne ne le fera pour nous, ni pour notre enfant. Personne, sauf nous.

Maman Puce qui se sent émotive aujourd’hui bouhouhou.

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One thought on “Briser le cycle

  1. Sam BB says:

    Bravo Ge pour le site web! Il est vraiment beau et je suis certain que tu as du avoir du plaisir à le faire. Un bel exercice libérateur.

    Bonne continuité :)!

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Moi j'pense que...

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