Les préférés de la semaine

LecturesSemaine

En ce lendemain de semaine sainte (on est quand même le mardi!), voici les lectures qui ont attiré mon attention la semaine passée, et celles qui ont attiré la vôtre sur mon blog!

À la soupe!

Opinion & réflexion

Parentalité & science

Jeux & accessoires

Concours

Bonne semaine les suiveux! :3
Maman Puce

Petit guide pour me faire péter un plomb: les besoins

Je tiens tout d’abord à souligner que je suis tout à fait au fait des obligations de plusieurs ménages dans lesquels les deux parents doivent travailler, donc deux horaires différents à gérer en plus de celui des enfants. Ce n’est pas de ça que je vais parler, et ce n’est pas non plus ce que je vise. Je suis maman à la maison pour ma part, par choix familial, ce n’est donc pas le même combat, c’est juste différent, et je suis absolument consciente que ce ne sont pas toutes les mamans et tous les papas qui veulent/peuvent faire ce choix. Bon.

Ce qui me fâche, c’est le phénomène sociétal qui veut qu’on s’adapte de moins en moins à l’enfant, et qu’on amène de plus en plus les enfants à s’adapter à nous, à nos horaires de fou, à notre vie pressée, à notre besoin de sommeil, à notre besoin de solitude, à notre besoin de…

Bref, que les enfants s’adaptent à nos besoins, et que nous, nous ne nous adaptions pas aux leurs.

Par exemple. On travaille fort le jour, on arrive à la maison, souper, bain et… Vient la nuit. La sacro-sainte nuit que l’enfant doit faire. SES nuits. Je mets ici un bémol: sont-ce vraiment “ses” nuits, ou plutôt les nôtres? L’enfant a biologiquement besoin de se réveiller la nuit, les cycles de sommeils n’étant pas les mêmes que les nôtres jusqu’à un âge qui lui est imparti. Mais, on travaille demain, on doit dormir: problème sociétal. Solution sociétale: le laisser-pleurer, qui leur “permettrait” de faire “leurs nuits” plus rapidement alors que ça amène un tas de problèmes à long terme, mais à court terme, on n’y voit que du feu: y’a personne de mort, non?

Par exemple. La semaine, on trime dur: on se voit en famille, pressés et rapidement, le soir avant le dodo. Le weekend, on a besoin de se retrouver en amoureux: on fait donc garder les enfants. Plusieurs fois. Et les enfants, eux, auraient-ils besoin de voir papa et maman, plusieurs de ces fois-là? N’y a-t-il pas un juste milieu? Ou hop, journée de congé, mais on a le réflexe d’envoyer Mini à la garderie pour prendre soin de soi alors qu’on pourrait profiter de la journée pour défier les horaires et palier nos besoins ainsi que ceux de nos enfants: le besoin de proximité.

La société nous rendrait-elle égoïste au point où notre vie et nos besoins passeraient avant ceux de nos enfants, avant leur vie?

Société où ils doivent s’adapter à notre train train, doivent fitter dans nos horaires au lieu du contraire: ne devrions-nous pas construire notre vie autour de la leur? Ça me choque tellement! Je peux pas croire qu’on fait des enfants pour les swigner à la garderie quand on pourrait les garder avec nous, ou les envoyer camper chez Matante Machin pour relaxer. Oui, ça fait du bien, je le concède. Mais j’ai quand même un problème avec ça dans la mesure où relaxer est un besoin, mais les besoins de nos enfants ne passent-ils pas avant les nôtres: faudrait-il revoir nos priorités?

Photo 2013-05-05 09 00 42

Cododo, Maman Puce et ses 39892 mentons post-accouchement.

Dans une société où on a inventé la préparation commerciale pour nourrissons qui favorise grandement le bris du lien parent-enfant (l’allaitement étant la continuité biologique du lien physique cordon ombilical-bébé) et qui aussi l’indépendance de l’enfant par rapport aux parents, ne devrait-on pas se poser les questions les plus fondamentales? Ne devrions-nous pas revenir aux sources, répondre à nos instincts les plus primaux et materner ceux que nous enfantons? Les garder près de nous, les accompagner, les aider à grandir?

Ne devrions-nous pas favoriser plutôt la proximité, le lien parent-enfant avec des programmes sociaux permettant aux ménages de pouvoir faire le CHOIX (et non par obligation suite à des coupures) de rester à la maison, s’ils le désirent, sans avoir à se sentir stigmatisé et stéréotypé, voire marginalisé? Est-ce que ça ne devrait pas plutôt être le contraire: la marginalisation de la parentalité indépendante, des gardes, des biberons?

Pourquoi tenons-nous à ce point à “évoluer” si loin de notre nature, de nos instincts, de notre norme biologique?

Pourquoi faire des enfants si on n’a pas envie ou besoin de s’en occuper? Je ne comprends pas cette mentalité. Je ne comprends pas le fait de ne pas avoir ce besoin proximal envers son enfant, que ce côté viscéral de protéger, cet instinct, tende de plus en plus à être marginal. Je ne comprends tout simplement pas vers où nous allons avec ça, en tant que société.

Maman Puce


Petits guides pour me faire péter un plomb: